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douard Jean. Toussaint Dirige Vers la Bataille

Literature

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Littérature en Haïti

English |Francais

Cette section contient des articles sur la littérature en Haïti. Vous êtes invités à ajouter d'autres articles ici.


Malgré l'indépendance d'Haïti, le Français est resté la langue officielle du pays. Perçu comme une langue de grand prestige culturel, le Français était parlé par l'élite, et le créole n'est entré dans le domaine littéraire que durant la seconde moitié du XXème siècle. Les indigénistes des années 1930 et le mouvement de la Négritude (incarné en Haïti par Jean Price-Mars) ont insisté sur les origines africaines du peuple antillais, lui donnant une identité perdue par la déportation et, plus tard, par la colonisation de l'île. Mais, pour eux, le créole était encore considéré comme le langage impur de l'esclavage.

Le mouvement pour le Créole, qui leur a succédé, a réhabilité le créole, qui n'était plus seulement la langue de l'esclavage, mais « ce que nous avons fait ensemble pour survivre ». Ça a causé un changement dans la littérature haïtienne, du français au créole, ou du français vers le créole, ou plutôt un dialogue entre les deux langues.

Le Créole est souvent utilisé dans la poésie et le théâtre. Frankétienne, par exemple, écrit ses pièces uniquement en créole. Une langue orale, le créole est particulièrement adapté pour ça, élevant ainsi sa présence. (Même si tous les Haïtiens parlent et comprennent le créole, beaucoup ne peuvent pas le lire.) Dans les romans, les deux langues sont parfois utilisées ensemble, créant une écriture nouvelle et originale

Le dix-neuvième siècle

La Littérature haïtienne a ses origines dans l'indépendance du pays. Au XVIIIème siècle, des colons ont publié en France des ouvrages descriptifs et politiques.

En 1804, la pièce de théâtre de Fligneau "l’haïtiens expatrié" a fait ses débuts. Mais les classes dirigeantes et les élites intellectuelles dans l'État haïtien naissant restent imprégnées de la culture Française. Il y avait une veine patriotique qui racontait les exploits et soubresauts de l'indépendance. Elle a adopté, au cours du XIXe siècle, les courants littéraires successifs venant de France : classicisme, romantisme, Parnasse et symbolisme. Les auteurs principaux de cette période incluent Antoine Dupré (1782–1816), Juste Chanlatte (1766–1828), François Romain Lhérisson (1798–1859) et Jules Solime Milscent (1778), qui a fondé le journal L'Abeille haïtienne en 1829.

Durant cette période littéraire intense et troublée, des journaux comme Le Républicain et plus tard L'Union ont ouvert leurs pages aux premiers romantiques. L'Observateur, créé en 1819, a publié de la poésie romantique. En 1836, le groupe de la Cénacle a été formé avec les poètes romantiques Ignace Nau (1808-1845) et Coriolan Ardouin (1812-1838). Plus tard Oswald Durand (1840-1906) et Massillon Coicou (1867-1908) ont représenté ce mouvement.

La production théâtrale était tout aussi riche et importante et se développait parallèlement à l'émergence du mélodrame en France. Tous les styles étaient représentés: drame en prose, tragédie, comédie, et des œuvres qui reflétaient les mœurs actuelles et nouvelles.

A la fin du XIXème siècle, la littérature haïtienne était imprégnée du prestige de la langue française et était presque exclusivement orientée vers Paris. Ne touchant que la minorité francophone éduquée, elle ignorait la vie quotidienne des Haïtiens, en dépit d'une forte dimension patriotique

Le vingtième siècle

Le XXème siècle s'ouvre avec la création de la revue La Ronde par Pétion Gérome en 1895. Les poètes de cette école intime et délicate (Etzer Vilaire, Georges Sylvain) ont continué à utiliser la France comme référence. Cet esprit a continué pendant la première partie du XXème siècle avec des poètes tels que Dantès Bellegarde et Ida Faubert.

L'occupation américaine, qui a commencé en 1915, a été un choc. La génération de la gifle (génération de la claque) a créé plusieurs revues littéraires militantes : La Revue de la ligue de la jeunesse haïtienne (1916), La Nouvelle Ronde (1925), et surtout La Revue indigène (1927). Le mouvement indigéniste, par son fondateur Jean Price-Mars, a invité les auteurs à commencer à créer plutôt qu’à d’imiter, c'est-à-dire à puiser dans les racines africaines du peuple haïtien. La résistance s’est également exprimée dans la culture orale, les histoires, les traditions et les légendes.

Au même moment, le réalisme social dans la littérature a été prôné par Jacques Roumain (Gouverneurs de la rosée, 1944) et René Depestre. Le roman dépeint le désespoir de la vie paysanne dans le pays. Stephen Alexis, René Depestre, et Gérald Bloncourt ont fondé la revue La Ruche en 1945.

En 1946, le directeur des affaires culturelles à Paris a chargé André Breton d’établir des relations avec les intellectuels haïtiens.

Au milieu d'une grève des étudiants opposés au gouvernement Lescot, leurs discours ont résonné avec les insurgés, dirigés en particulier par René Depestre. Cependant, l'influence surréaliste sur la littérature haïtienne reste faible, bien que réelle. Par exemple, elle est ouvertement revendiquée par le collaborateur des griots Magloire Saint- Aude.

Le réalisme merveilleux de René Depestre et de Jacques Stephen Alexis dans les années 1950 sera beaucoup plus fructueux. La littérature haïtienne contemporaine fait partie de la littérature francophone ainsi que de la culture latino-américaine.

La diaspora haïtienne

De nombreux intellectuels haïtiens sont partis en exil durant la dictature duvaliériste. Les écrivains dit de la diaspora se sont engagés dans une littérature militante, traitant Haïti comme un sujet de mémoire, de souffrance et de culpabilité puisqu’ils sont loin de leur terre. Des livres comme « Louis Vortex » de Jean Métellus (1992, réédition 2005) illustrent la vie quotidienne des exilés haïtiens dans leurs pays d'accueil. Il peut être difficile de définir ce qu’est un écrivain haïtien quand nombre d’entre eux ne vivent plus en Haïti et n'écrivent pas nécessairement sur leur pays d'origine.

Quelques auteurs contemporains

Vivant en Haïti:

  • Frankétienne (1936 -)
  • Lyonel Trouillot (1956 -)
  • Gary Victor (1958 -)

Vivant aux Etats-Unis ou au Canada:

  • Anthony Phelps (1928 -)
  • Émile Ollivier (1940–2002)
  • Gary Klang (1940 -)
  • Josaphat-Robert Large (1942 -)
  • Joel Des Rosiers (1951 -)
  • Dany Laferrière (1953 -)
  • Marie-Célie Agnant
  • Stanley Péan (1966 -)
  • Edwidge Danticat (1969 -)

Vivant en France:

  • René Depestre (1926 -)
  • Jean Métellus (1937 -)
  • Jean-Claude Charles (1949 - 2008)
  • Louis-Philippe Dalembert (1962-)

Source: Wikipedia

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